|
Art moderne et relativement nouveau, la photographie souffre de ce qui a permis et favorisé son développement rapide : elle permet de capter instantanément, facilement et de manière géométriquement parfaite ce que les artistes peintres et dessinateurs ne pouvaient faire qu’après de longues années de pratique et d’exercices.
Dès l’origine, la photographie a, conjointement à la réalisation d’une documentation objective (objet), du reportage, développé son propre langage, obligeant les peintres à modifier le leur.
Sans entrer dans une hiérarchisation stérile des genres, la recherche personnelle en photographie est, quelle que soit la nature du sujet traité, le moyen d’exprimer un certain regard sur les choses ou les gens, une certaine vision intérieure de la beauté et de la sensibilité dont se nourrit le photographe.
Cet espace de subjectivité est un champ de recherches et de découvertes inépuisables qui enrichit et élargit ce qui relie les êtres humains entre eux.
Bistouri oculaire, l’objectif guidé par l’œil du photographe explore et capte ce qui le fait vibrer profondément et lui permet de partager cette vibration avec d’autres.
Claude Maréchaux
|